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Création d'entreprise · 6 min de lecture

Comment rédiger un business plan solide : le guide de votre expert-comptable à Lyon

Par Vénissien Ducarre — Expert-Comptable, fondateur d'aum conseil


Pourquoi le business plan reste indispensable

Vous avez une idée, un projet de création ou de reprise d’entreprise. Mais entre la vision et la réalité, il y a un document que trop de dirigeants négligent : le business plan.

Ce n’est pas une formalité administrative. C’est un outil de pilotage qui vous oblige à confronter vos intuitions aux chiffres, à votre marché et à vos contraintes financières. C’est aussi le premier document que liront vos partenaires financiers — banquiers, investisseurs, organismes d’aide — pour évaluer la crédibilité de votre projet.

Chez aum conseil, cabinet d’expertise comptable à Lyon-Villeurbanne, nous accompagnons des dirigeants de TPE et PME de services dans la structuration de leur business plan. Voici les étapes essentielles pour construire un document solide, réaliste et utile.


À quoi sert un business plan concrètement ?

Le business plan remplit trois fonctions distinctes.

Un outil de décision pour le dirigeant. Il vous force à poser noir sur blanc votre modèle économique, vos hypothèses de chiffre d’affaires, vos charges prévisionnelles et votre point mort. C’est le meilleur test de faisabilité avant d’engager des fonds.

Un document de conviction pour vos financeurs. Que ce soit pour un prêt bancaire, une levée de fonds ou un dossier d’aide (BPI, France Travail, subventions régionales), le business plan est le socle de toute demande. Un dossier mal construit est un refus quasi garanti.

Une feuille de route opérationnelle. Un bon business plan ne finit pas dans un tiroir. Il sert de référence pour mesurer les écarts entre prévisions et réalité au fil des mois.


Les 7 étapes clés pour structurer votre business plan

1. Le résumé exécutif

C’est la synthèse de votre projet en une à deux pages. Il se rédige en dernier, mais se lit en premier. Il doit répondre clairement à ces questions : quel problème résolvez-vous ? Pour qui ? Comment ? Et avec quelle rentabilité attendue ?

Un banquier consacre en moyenne quelques minutes à un dossier. Si le résumé ne convainc pas, la suite ne sera pas lue.

2. La présentation de l’entreprise et du porteur de projet

Décrivez votre structure juridique (SARL, SAS, entreprise individuelle…), votre historique si l’entreprise existe déjà, et surtout votre parcours en tant que dirigeant. Les financeurs investissent autant dans une personne que dans un projet.

Pour une création, précisez la forme juridique envisagée et les raisons de ce choix. Le statut a des implications directes sur la fiscalité, la protection sociale et la responsabilité du dirigeant — un point sur lequel votre expert-comptable vous conseillera.

3. L’analyse de marché

C’est la partie la plus négligée, et pourtant la plus scrutée. Vous devez démontrer que vous connaissez votre marché : sa taille, sa tendance (croissance, stagnation, déclin), vos clients cibles et vos concurrents directs et indirects.

Appuyez-vous sur des données vérifiables : études INSEE, données sectorielles de votre fédération professionnelle, rapports BPI. Évitez les affirmations non sourcées du type « le marché est en pleine expansion ».

Ce que nous recommandons chez aum conseil : Pour les TPE de services, concentrez votre analyse de marché sur votre zone de chalandise réelle. Un consultant basé à Lyon n’a pas besoin de dimensionner le marché national. Soyez précis et local.

4. Votre proposition de valeur

Qu’apportez-vous que vos concurrents n’apportent pas, ou pas aussi bien ? Ce n’est pas un exercice de marketing, c’est une question stratégique. Votre proposition de valeur doit être claire, vérifiable et liée à un besoin réel de votre cible.

Évitez les formulations vagues. Préférez : « Nous réduisons le délai de traitement de X à Y grâce à Z » plutôt que « Nous offrons un service de qualité supérieure ».

5. Le modèle économique et la stratégie de revenus

Détaillez comment vous gagnez de l’argent : vente de prestations, abonnements, commissions, vente de produits. Précisez vos prix, vos marges prévisionnelles et la répartition attendue de votre chiffre d’affaires par type d’offre ou par client.

Pour une TPE de services, la question clé est souvent : quel est le nombre de clients nécessaire pour atteindre le point mort ? Et ce volume est-il réaliste au regard de votre capacité de production et de votre effort commercial ?

6. La stratégie commerciale et marketing

Décrivez concrètement comment vous allez trouver vos clients. Quels canaux d’acquisition ? Quel budget marketing ? Quel cycle de vente ?

Ne confondez pas stratégie marketing et présence sur les réseaux sociaux. Un post LinkedIn ne remplace pas un plan d’acquisition structuré avec des indicateurs mesurables : coût d’acquisition client, taux de conversion, panier moyen.

7. Le prévisionnel financier

C’est le cœur technique du business plan. Il comprend au minimum :

  • Le compte de résultat prévisionnel sur 3 ans (chiffre d’affaires, charges, résultat net)
  • Le plan de trésorerie mensuel sur 12 mois (encaissements, décaissements, solde)
  • Le plan de financement initial (besoins de démarrage vs. ressources mobilisées)
  • Le calcul du seuil de rentabilité (point mort en volume et en valeur)

Le prévisionnel doit être cohérent avec votre analyse de marché et votre stratégie commerciale. Des chiffres ambitieux sans justification seront immédiatement repérés par un banquier ou un investisseur.

C’est sur cette partie que l’accompagnement d’un expert-comptable apporte le plus de valeur : fiabiliser les hypothèses, construire des scénarios (optimiste, réaliste, pessimiste) et présenter des données conformes aux attentes des financeurs.


Les erreurs fréquentes à éviter dans un business plan

Sous-estimer les charges. Beaucoup de créateurs oublient la CFE, les assurances, les frais bancaires, les charges sociales du dirigeant ou le coût réel d’un salarié (environ 1,5 fois le salaire brut en coût global).

Surestimer le chiffre d’affaires la première année. Le délai de montée en charge est presque toujours plus long que prévu. Prévoyez un démarrage progressif.

Négliger la trésorerie. Une entreprise peut être rentable sur le papier et se retrouver en cessation de paiements par manque de trésorerie. Le plan de trésorerie mensuel est aussi important que le compte de résultat.

Rédiger un document trop long ou trop vague. Un bon business plan fait entre 20 et 30 pages, annexes comprises. Il est précis, structuré et vérifiable.


Pourquoi se faire accompagner par un expert-comptable à Lyon pour votre business plan

Un expert-comptable ne se contente pas de « faire les chiffres ». Il challenge vos hypothèses, sécurise votre prévisionnel et vous aide à présenter un dossier crédible aux financeurs.

Chez aum conseil, nous accompagnons les dirigeants de TPE et PME de services à Lyon et dans l’agglomération lyonnaise dans toutes les étapes de leur projet : choix du statut juridique, construction du prévisionnel, rédaction du business plan et présentation aux partenaires financiers.

L’avis de l’expert — Vénissien, Expert-Comptable, fondateur d’aum conseil

En accompagnant des dizaines de dirigeants de TPE dans la construction de leur business plan, je constate toujours les mêmes points de blocage : des hypothèses de chiffre d’affaires non justifiées, une trésorerie sous-estimée et un manque de scénarios alternatifs. Mon conseil : ne rédigez pas votre business plan seul. Faites-le relire et challenger par un professionnel du chiffre avant de le présenter. Un dossier bien construit multiplie vos chances d’obtenir un financement.

Vous avez un projet de création ou de développement d’entreprise ? Prenez rendez-vous avec aum conseil pour un premier échange. Nous évaluons ensemble la faisabilité de votre projet et définissons un plan d’action concret.

Par Vénissien Ducarre, Expert-Comptable, fondateur d’aum conseil (Lyon-Villeurbanne).

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